Alimentation

LES BASES D’UNE ALIMENTATION SAINE

L’alimentation, pilier de la naturopathie, est un des socles de la bonne santé. Cette relation étroite entre l’alimentation et la santé est connue depuis l’antiquité. On attribue ainsi à Hippocrate, médecin grec ayant vécu plus de 400 ans avant J.C., la citation suivante : « Que ton aliment soit ta première médecine ».
Ce que nous mangeons doit nous permettre de produire de l’énergie, de (re)construire notre organisme et de maintenir nos cellules dans un état optimal de fonctionnement. Pour cela, la nourriture doit être choisie avec le plus grand soin afin qu’elle soit de très bonne qualité nutritionnelle et, les cuissons doivent être adaptées pour éviter les pertes de nutriments.
Malheureusement, ces dernières décennies, la quantité a pris le pas sur la qualité et la nourriture est devenue simplement synonyme de calories….oui mais des calories vides de nutriments !
L’utilisation massive de pesticides ; les plats industriels trop sucrés, trop salés ; les fast-food ; la suralimentation etc… sont responsables d’un appauvrissement nutritionnel de notre alimentation. Les organismes habitués à ce genre d’alimentation se sont peu à peu surchargés en toxines et carencés en éléments vitaux entraînant l’apparition de maladie de civilisation de type diabète ou pathologies cardiovasculaires ainsi qu’une fragilité du système immunitaire responsable d’une plus grande sensibilité aux pathogènes.


Mais il n’est jamais trop tard pour changer ses habitudes…Voici quelques conseils pour reprendre votre santé en main grâce à l’alimentation !
Une alimentation saine commence par le choix des aliments que nous mangeons. Cela veut peut être dire de modifier vos habitudes de consommation en revenant à une alimentation plus végétale ! Au quotidien, bannissez les plats industriels, biscuits apéros, sucreries, petits gâteaux etc…et orientez-vous vers des aliments bruts non transformés, non raffinés, sans additifs et n’ayant pas subi d’irradiation, de stockage prolongé ou de pulvérisations intempestives de pesticides. Remplissons nos placards et réfrigérateurs de matières premières telles que des fruits et légumes, des algues, des graines germées, des oléagineux, des champignons, des légumineuses, des huiles vierges et en moindre mesure d’amidons cuits à base de farines complètes.

En pratique :

• Consommez des fruits et légumes locaux, de saison et si possible BIO. Cherchez les AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) près de chez vous ou allez à la rencontre des agriculteurs de votre région, échangez avec eux sur leurs intentions et leurs méthodes de production. Ne vous laissez pas tenter par des produits cueillis avant maturité, conservés longtemps et transportés depuis l’autre bout de la terre car ce sont des produits qui n’auront aucune qualité nutritionnelle à vous apporter.

• Choisissez des céréales et féculents (pâtes, riz, pain…) complets ou semi-complets (pour vous assurer de la présence de tous les micro-nutriments et des fibres) et BIO (pour éviter la présence des pesticides dans l’enveloppe externe des céréales). Sachez cependant qu’il convient de diminuer notre consommation de céréales à gluten (blé, avoine, orge, épeautre) au profit de céréales telles que le petit épeautre, le quinoa, le sarrasin, le millet, l’amarante etc… En effet, les blés modernes modifiés depuis des décennies pour augmenter
leur rendement et leur teneur en gluten sont devenus difficilement digestibles par l’organisme humain d’où l’apparition de la maladie coeliaque et une explosion des intolérances au gluten.


• Faites la part belle aux légumineuses qui ont un indice glycémique bas, sont riches en fibres,
en vitamines du groupe B et en minéraux. Afin d’augmenter leur digestibilité et diminuer leur teneur en acide phytique (qui peut avoir une effet « anti-nutritionnel »), il conviendra de les faire tremper au moins une demie journée avant leur utilisation. Pensez également à les faire germer pour augmenter leur teneur en micro-nutriments !


• Ajoutez systématiquement à vos repas, une à deux cuillères à soupe d’huile végétale crue 1ere pression à froid et BIO riche en oméga 3 de type huile de colza, de noix, de noisette, de lin, de cameline que vous conserverez au réfrigérateur à l’abri de la lumière pour éviter leur oxydation.


• Remplacez les « p’tits biscuits » du gouter par des collations à base de fruits et d’oléagineux (noix, noisettes, amandes, sésame, lin…). Ces derniers vous apporteront des nutriments tels que minéraux, oligo-éléments, bon gras, vitamines B, vitamine E, fibres, protéines etc….contrairement aux biscuits sucrés à indice glycémique élevé qui n’apportent que du sucre qui ne pourra pas être géré correctement par l’insuline sécrétée vers 16-17h. Ce conseil est également valable pour le petit déjeuner : évitez les produits sucrés (pain blanc, confiture, viennoiseries, céréales, muesli etc…) qui provoquent un pic d’insuline puis un effet hypoglycémiant entraînant un nouveau besoin de sucre et une sensation de faim en fin de matinée. Préférez un petit déjeuner salé et/ou protéiné. Le cercle vicieux de sucre rapide/ insuline/ envie de sucre peut à la longue provoquer une intolérance à l’insuline et l’apparition d’un diabète de type 2.

Une fois tous ces aliments à votre disposition, laissez faire votre imagination pour concocter des
menus simples avec des protéines, des légumes et éventuellement des féculents, le tout réhaussé par
des aromates, des épices et des herbes fraiches ! Faites vous plaisir en réalisant des assiettes
colorées pour le plaisir des yeux et dégageant de bonnes odeurs pour le plaisir de l’odorat.

Ayez cependant à l’esprit qu’il existe quelques incompatibilités alimentaires. Par exemple, les fruits crus ne doivent pas être pris en fin de repas pour éviter leur fermentation et des difficultés digestives. De même, évitez d’associer les amidons (féculents, céréales, légumineuses) avec des aliments acides (agrumes, sauce tomate, vinaigre etc…) qui inhibent une partie de la digestion des amidons (donc oui, les pâtes à la sauce tomate, ce n’est pas une très bonne idée!!!).
Lorsque vous vous mettrez aux fourneaux, évitez les cuissons prolongées à haute température qui dénaturent l’apport nutrionnel. Je vous recommande une cuisson à la vapeur douce (inférieure à 100°c) que vous pouvez faire au four ou avec un appareil de type vitaliseur ou couscoussier. Attention ne confondez pas vapeur douce avec cocotte minute, cette dernière permet une cuisson rapide des aliments mais à une température telle qu’il ne reste pas beaucoup de vitamines, minéraux et oligo-éléments. Si possible consommez des végétaux crus au moins une fois par jour (si vous avez du mal avec la digestion des crudités, pensez aux jus de fruits et légumes!).


Enfin, je finirai par vous recommander de manger en conscience. Installez-vous à table, éteignez la
télévision et prenez le temps de savourer votre repas, de goûter aux différentes saveurs et de mâcher
longuement car la digestion commence déjà dans la bouche !
Bon appétit !

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